Deux choses étranges

Moi qui aie passé ma vie à la fuir, j’établis dans ce confinement une routine. Elle structure mes journées, faisant fi de quel jour nous sommes. Comme pour aller au bout de cette reposante expérience de ne plus se poser de question sur la teneur desdits jours.

Dès le jour 1, en regardant film ou série l’étonnement d’y voir les gens circuler librement, se prendre dans les bras, se serrer la main. Le sentiment que mon cerveau s’adapte plus vite à la réalité que moi.