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Parfois quelque soit le jour c’est doux comme un dimanche

76 Dimanche – Lcep 13

Précédemment Emboiter le pas Mon téléphone préhistorique était tombé en panne et Weber m’a convaincue de me convertir à la modernité. C’était pareil quand il a fallu se mettre au portable, je rechigne, je sais que cela devient un nouveau besoin,...

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mélancolie non simple mouvement lent de vivre on puise ce qu’on peut dans le courant tout ce qui file entre les doigts ciel ou paquet de tabac livre herbe lettre peu importe la perte est continue dans le sans-mots du jour une benne quotidienne enlevée par la nuit les...

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En beauté Au printemps La poésie époussette les épaules de tous les poètes Même ceux qui n’en ont pas

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Décidément, je n’y comprendrai jamais rien. Un ami me prête le témoignage du fils d’un grand trafiquant, criminel international. Certainement vendu à des milliers d’exemplaires. Ni l’auteur, ni l’éditeur, le traducteur, et encore moins le...

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Tout à coup se demander ce que deviennent Paul Personne et Bill Deraime.

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Nous vîmes arriver l’ère de l’Homo Numérus

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Au Royaume, il arrive qu’on s’arrête au milieu de nulle part pour laisser passer une file indienne d’une trentaine de chevaux et cavaliers, ils traversent la route puis disparaissent dans la forêt d’en face. Vous font regretter de ne pas être...

69 Dimanche

Pour diverses raisons, dont vous en supposerez bien l’une ou l’autre, à partir de désormais le feuilleton du dimanche s’écrit une semaine sur deux. No pression. Vie douce pour tous. Merci de vous. Un petit jeu pour les fidèles lecteurs•trices (que le...

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Un craquement le long de l’arbre déchire et trouble l’écriture ce sont des mots dans le sable écoulés d’une main à l’autre cette impression qu’ils ne sont que des mots et pleurent en silence [Cécile Guivach in Revue 17...

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Sous les pas des artistes parfois la terre tremble swingue aussi

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Traduit Mistral pierre perdue dans le roulis de la Sorgue

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Le corps marche sur les sentiers l’esprit danse

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Le chat et la fenêtre l’un à l’autre arrimé

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Se demandent-ils pourquoi dans ces églises tant de prélateurs ?

62 Dimanche – Lcep – Chapitre 12

Précédemment Pas de quoi Théo nous attend à Strasbourg. Weber et moi faisons la route sous cette pluie battante que nous traitons désormais avec désinvolture. C’est comme une petite malédiction sur nos têtes, dont nous plaisantons dans la voiture – au...

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Réponse automatique Prise de RTT Merci de votre compréhension Vie douce pour tous Retour vers 62/63

55 Dimanche

Précédemment Un pas dans l’autre Chacun a son histoire, chaque vie est un livre. On serait son propre personnage, on s’écrirait au fur et à mesure. On ferait parfois des ratures. Chaque vie est un livre avec plus ou moins d’amour, plus ou moins...

54

Saisons des dormances Et nous passons Dans le silence ascendant des arbres Ombres sans ombre au soleil frugal En cette veille Même si tu doutes de la lumière Les oiseaux dépêchent l’aube freinée d’hiver Ecoute-les Etourneaux pinsons mésanges Chantent l’étoile tardive...

53

Sur longue distance la route se révèle toujours un peu buissonnière

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L’amour, fillette, c’est superbe et panache.

51

L’oiseau sur la branche nue, coloré, vif, pépiant – dans la vie sauvage.

50

Aujourd’hui, je marche avec tous.

49

On dit que le froid reviendra on le dit fort que le bourgeon l’entende

48 Dimanche

Précédemment Pas de porte Au Royaume, chaque saison a son propre rythme et sa propre économie. L’été, tout le monde travaille. C’est le temps fort du quartier, il change de visage, de densité humaine, tous les commerces sont ouverts, personne...

47

l’hiver patiemment désosse la chair du vif ne laisse que la nervure pacifiée ne lace que la fragilité où nous nous retenons de disparaître totalement, par-dessous les saisons [Florence Noël in Terre à...

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Après la gelée du matin le printemps s’immisce en un coup de semonce

44

Comment le fais-tu exploser, ce plafond de verre ?

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C’est à nous tous de veiller sur Simone Veil.

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Ces jeunes femmes, en route vers la quarantaine, je vois leur grande puissance. Et toute leur fragilité. Mais leur grande et joyeuse puissance.

41 Dimanche

Précédemment Faux pas En plus de l’amitié, quand je parle du Boucher du Luberon, je l’appelle mon éditeur. Il a publié un de mes recueils de poésie, et deux autres sont à venir. Cela fait plusieurs années que nous traînons nos guêtres ensemble dans le...

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Rien de plus profond de plus obscène de plus inacceptable Rien de plus vrai de plus simple de plus libre de plus fort de plus démuni Rien de plus dangereux de plus nécessaire de plus rare de plus difficile de plus méprisé Rien de plus amoureux de plus humilié Rien....

39

Nous voyons de temps en temps les fantômes de nos morts – intermittents du spectrale

38

Où je fais la connaissance de nouveaux mots et me sens plus encline à l’irénologie qu’à la polémologie

37

On ne sait pas trop pourquoi, à l’esprit tout à coup, une chanson de Claude François. Barracuda !

36

Quelques heures de printemps dans une journée quelque chose de familier dans le ventre de l’hiver

35

Au comptoir, on visite les plages de Normandie, de Knokke-Le-Zoute, à chacun sa grande marée.

34 Dimanche

Précédemment Marquer le pas Il faut tout redécouvrir, réapprendre à être soi avec un autre, partager. On est vite forgée lorsqu’on vit seule, on s’habitue à tout gérer soi-même, y compris les émotions. Et elles ne manquent pas. La nouveauté est d’en...

33

Avant la cendre Il y aura eu la pesée des bûches dans l’âtre Le tango nu des flammes à talons ardents L’ondoiement vif du rouge entre les plis Des crépitements tendres Des feulements souples Et l’abandon hypnotique du bois A sa chute moelleuse… Destin de fumées, de...

32

Ecouter l’album posthume de Bashung frissonner jusqu’aux abysses de l’âme

31

Où j’apprends que le point de l’écriture inclusive – bienvenue à toi•e dans le nouveau monde, s’appelle le point médian. C’est bien trouvé (sur un clavier Pc : maintenir la touche Alt, et taper 0183 avec l’autre main, puis relâcher...

30

Ça doit être beau Sète en hiver

29

Toute une enfance dans trois flocons de neige

28

Je suis triste. Il m’avait écrit une belle lettre à la sortie de mon premier roman, il avait signé en disant qu’il était aussi écrivain – comme si je ne le connaissais pas (j’avais lu à peu près tous ses livres). Je relis cette lettre chaque...

27 Dimanche

Précédemment Revenir sur ses pas Tout le monde sait que l’on est soi-même son pire ennemi. Je me rends bien compte que je regimbe à l’inéluctable, cela n’empêche. Je cafouille, je me perds dans la contradiction de mes sentiments. Je ne sais plus qui...

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mon corps est cette femme couchée dans l’herbe immense ou ce monde échoué à la courbe d’une tige ou cette cosse chargée sur le dos minuscule des bêtes du fourré je bruisse dans l’interstice [Mira Wladir in terre à...

25

La salle du restaurant en était toute illuminée, un couple très âgé, elle en fauteuil roulant, lui, plus qu’aux petits soins.

24

– Et on associe au squelette une image de mort alors que les os sont vivants, souples, plein de fluides… Et surtout, comme ils sont approvisionnés en sang, en fait, notre squelette est rose ! – Waow ! [Conversation avec Flore]

23

C’est devenu inimaginable, c’est pourtant la vérité, même si la mémoire la rejette. L’attitude était générale, quand j’étais petite, on jetait les papiers parterre.