Chaque écrivain a sa propre réalité de l’affaire d’écrire

321

La mer

Le vent s’amuse avec les vagues et mon amour s’amuse avec le vent. Galets parsemés comme le trésor de Midas changé à nouveau. Le vent tourne et je pense à Hemingway, à cause du Vieil homme et, mais pas seulement, il y a aussi son suicide, son fusil dans la bouche, sa dernière chasse, chasseur et gibier mélangés, qui est qui? Seule sa douleur qui plane au-dessus de ça et sa veuve qui va pouvoir devenir enfin Mrs. Hemingway et ses amis qui vont pouvoir enfin devenir les amis d’Hemingway et les biographes qui vont pouvoir enfin devenir les spécialistes d’Hemingway. lire plus…

320

Au fond, peu importe le sujet fillette,
le bonheur d’apprendre est inépuisable
& intemporel.

318

On ne sait
à quelle saison se vouer
nous inventons des mots
pour un nouveau calendrier
Aujourd’hui c’est l’étomne

316

L’amour aussi est un algorithme
une variable booléenne
qui s’incrémente chaque jour

314

C’était sans espoir. Dans un roman, Adrian n’aurait pas accepté les choses telles qu’elles lui étaient présentées. A quoi bon se trouver dans une situation digne d’un roman, si le protagoniste ne se comporte pas comme il le ferait dans un livre ? Il aurait dû mener sa petite enquête, ou économiser son argent de poche et engager un détective privé. Peut-être aurions-nous dû nous lancer tous les quatre dans une Quête pour découvrir la Vérité. Ou cela aurait-il moins tenu de la Littérature que de la Bibliothèque verte ?

[Julian Barnes in Une fille, qui danse ]

312

Lire un article sur le côté sombre de l’époque,
(j’aime lire Titiou Lecoq),
ramer fort pour rejoindre la lumière,
se retrouver dans la puissance des femmes.

311

J’apprends un mot tout neuf,
il appartient qu’on le veuille ou non
au monde nouveau,
mais personne souffrant d’illectronisme
ne lira ce mot ici.

310

Une fois de plus se demander
pourquoi dans cette galère
on s’est embarqué.
Puis convoquer la fierté
pour le défi
à soi-même
relever.

Aucun résultat

La page demandée est introuvable. Essayez d'affiner votre recherche ou utilisez le panneau de navigation ci-dessus pour localiser l'article.

Précédemment

Chaque écrivain a sa propre réalité de l’affaire d’écrire

351

A un carrefour,
à l’incessante surprise de l’instant,
trois motos,
trois pères Noël dessus.

350 Dimanche

Précédemment

Le deuxième pas

Lorsque j’ai pris la décision de vendre la maison, Coloc Bingo a tout de suite compris que c’était sérieux. Il a vu que ce n’était pas l’un de ces nombreux projets abandonnés au bord de la route. La vie est faite comme ça, en tout cas la mienne, de beaucoup de désirs, de desseins, qui n’aboutissent pas, cela semble le prix à payer pour la réussite de quelques uns. Pour ces rêves que l’on finit par réaliser, et dont l’accomplissement efface toutes les épreuves traversées.
Bingo allait à la rentrée accueillir le Caganis de sa marmaille qui avait décidé de vivre avec son père, il lui fallait de toute façon un logement mieux adapté, il s’est mis en quête sans attendre. Au printemps, il a laissé la cabane en bois au fond du jardin, je l’ai vendue aux joyeux Marseillais avec la maison. lire plus…

349

La lumière descend sur la rosée, elle tinte de la couleur des jours de repos. La terre s’ouvre sur la graine et le cœur fait ce qu’il peut de ses réserves. Chaque semence suit son cours : c’est un dimanche de grâce et de soleil. On attend. Un bref remuement. La pointe d’un vol d’oiseau. L’étincelle dans une herbe fraîche. La lumière bat à l’aune du cœur, souci commun.
Parfois respirer ressemble à la mer.

[Philippe Leuckx in Maisons habitées-Bleu d’encre– vu sur Terre de femmes]

348

Pleurer, fillette, parfois.
Certaines pour rien,
enfin rien dont tu as les mots.
D’autres fois simplement parce que ça fait mal –
et partie du jeu

347


Des milliers d’étourneaux
tous les soirs au coucher du soleil
un ballet sur la ville
au-dessus du rond-point

Précédemment

Chaque écrivain a sa propre réalité de l’affaire d’écrire

351

A un carrefour,
à l’incessante surprise de l’instant,
trois motos,
trois pères Noël dessus.

350 Dimanche

Précédemment

Le deuxième pas

Lorsque j’ai pris la décision de vendre la maison, Coloc Bingo a tout de suite compris que c’était sérieux. Il a vu que ce n’était pas l’un de ces nombreux projets abandonnés au bord de la route. La vie est faite comme ça, en tout cas la mienne, de beaucoup de désirs, de desseins, qui n’aboutissent pas, cela semble le prix à payer pour la réussite de quelques uns. Pour ces rêves que l’on finit par réaliser, et dont l’accomplissement efface toutes les épreuves traversées.
Bingo allait à la rentrée accueillir le Caganis de sa marmaille qui avait décidé de vivre avec son père, il lui fallait de toute façon un logement mieux adapté, il s’est mis en quête sans attendre. Au printemps, il a laissé la cabane en bois au fond du jardin, je l’ai vendue aux joyeux Marseillais avec la maison. lire plus…

349

La lumière descend sur la rosée, elle tinte de la couleur des jours de repos. La terre s’ouvre sur la graine et le cœur fait ce qu’il peut de ses réserves. Chaque semence suit son cours : c’est un dimanche de grâce et de soleil. On attend. Un bref remuement. La pointe d’un vol d’oiseau. L’étincelle dans une herbe fraîche. La lumière bat à l’aune du cœur, souci commun.
Parfois respirer ressemble à la mer.

[Philippe Leuckx in Maisons habitées-Bleu d’encre– vu sur Terre de femmes]

348

Pleurer, fillette, parfois.
Certaines pour rien,
enfin rien dont tu as les mots.
D’autres fois simplement parce que ça fait mal –
et partie du jeu

347


Des milliers d’étourneaux
tous les soirs au coucher du soleil
un ballet sur la ville
au-dessus du rond-point

Précédemment