190

Déblayer tous les mots de la table
Des papillons s’envolent sous les pas
Il y a toujours du vent dans nos cheveux
même les weekends et les jours fériés

Je ne compte plus mes naissances

105 Dimanche

Le premier soir, j’étais seule dans la chambre, mais j’avais trop mal pour dormir. Le deuxième jour, ils ont mis dans le lit à côté une vieille dame qui a râlé toute la nuit. Ils ont posé un paravent entre elle et moi mais ça ne changeait pas grand-chose. Elle respirait comme Dark Vador et était aussi consciente que la grand-mère de la Smala. lire plus…

98 Dimanche

Parfois ce n’est pas seulement un chanteur qui meurt, ni même un vieil ami, c’est toute une époque, un univers.
On ne sait jamais trop si cet air de liberté qu’on fredonnait c’était la vie plus simple ou la jeunesse de nos artères.
Bien sûr, je pleure, tous les souvenirs remontent, je pose les bornes de ma mémoire. lire plus…

91 Dimanche

Souvent, je préfèrerais ne pas savoir, tous ces morts à pleurer.
Certains disent que le monde se délite, qu’il est devenu si violent.
Je crois que la seule différence est que maintenant nous savons.
Nous sommes noyés sous les avis de décès. lire plus…

90

Que dis-je exactement quand je dis « mot » ? Quand je dis « mot » je dis mer, je dis ciel, je dis vent et lumière. Je dis toute la lumière et la peau, je dis grève et le sable collé sous la plante des pieds. lire plus…

89

Au fond, c’est plus léger
sans dieu ni même métempsycose.

88

A la question du plus grand plaisir du printemps,
j’ai voté les pieds nus.

87

L’amour n’empêche pas les larmes,
mais il les sèche plus vite que son ombre.

86

Des moments dans la vie,
où c’est pleine lune tous les jours –
on n’est pas à l’abri de soi-même.

85

Ici aussi, son nom
Arnaud Beltrame

84 Dimanche

 

J’ai développé au cours des refus une profonde affection pour l’un des éditeurs qui n’éditent pas mes romans.
Il faut d’abord poser le contexte : ce roman sur lequel vous travaillez depuis une ou plusieurs années, que, certes, personne ne vous a commandé, et que vous envoyez à quelques éditeurs ciblés. lire plus…

83

Un pas sur la mélancolie des départs
Un œil sur le sursis de l’ailleurs

Entre les deux
Toute une vie lire plus…

82

20ème siècle, tout est relatif.
21ème siècle, tout est relié.

81

Assemblée générale dans la caravane,
les forces en présence,
le féminin de la force et de l’intuition,
rassurent et nourrissent
les rêves doux.

80

Le tour de l’hiver en 80 jours,
la nuit égale au jour –
l’année est comme nouvelle.

79

C’est tout nous,
ce printemps déclaré
aux plus belles heures de la journée,
et une partie du pays sous la neige.

78

– Tu n’es pas gentille avec moi !
– Ce n’est pas vrai, c’est injuste ce que tu dis.
– Tu vois !

77

Il m’arrive souvent de ne pas savoir quoi penser,
toujours surprise de croiser des opinions claires, fermes, et définitives.
Par exemple, l’un des sujets du moment, friandise des réseaux. lire plus…

76

La Fleur
Se façonne en tant de figures
Arbore tant de couleurs
Que je ne saurai
D’un seul regard
Capter ses apparences
Ni d’un souffle
Respirer ses parfums
lire plus…

75

Ces villes, ces lieux, que l’on ignorait,
qui maintenant font triste partie de notre vocabulaire.
Fukushima, Lampedusa, La Ghouta …

74

Il y en a plus d’un qui s’attellent à percer le secret de l’univers,
mais c’est toujours pareil,
un secret en cache un autre.

73

Chaque jour
un peu plus de lumière
dehors et dedans

72

Mon Parrain a rejoint la terre de nos ancêtres, 94 ans, joli score.
Curieux, intelligent, rude comme les hommes de l’époque.
Encore un visage de l’enfance qui déserte.

71

L’amour ne demande pas d’effort

70 Dimanche

Le temps nous ment et nous manque,
traitons le avec désinvolture.
J’ai parfois l’impression de passer ma vie dans un sas de décontamination entre l’ancien et le nouveau.
Le monde est très indépendant de notre volonté. lire plus…

69

je suis aussi
cette femme sauvage
l’épouse d’humeur terreuse
trempée de ciel
aux doigts racines
aux jambes ailées
agitée de geysers
et de séismes
lire plus…

68

Tout de même, il faut beaucoup d’orgueil pour être artiste sans le sou.

67

Quand les femmes sont debout,
le monde s’équilibre.

66

Parfois, mes rêves me dépassent par leur simplicité.

65

Se demander où vont la nuit
trottinant
en ribambelle
sur le bord des routes du Royaume
les sangliers ?

64

 

Danielle Merian & Martine Landry !

63 Dimanche

Je visite à nouveau cette célèbre phrase :
Vis chaque jour comme si c’était le dernier,
parce qu’un jour tu auras raison.
Le chemin parcouru me la montre sous un nouveau jour. lire plus…

62

des noms de fleurs me frôlent
que je ne connais pas
lire plus…

61

L’amour rit à tes plaisanteries.

60

Poussé par le vent,
en deux mouvements d’ailes,
le rouge-gorge sur la souche,
rétablit l’équilibre.

59

Je me renseigne dans le dictionnaire.
Il est dit que cela vient du latin ardere
littéralement : brûler !
Je demande à revoir le contrat.
Mais c’est trop tard,
les poètes, déjà, en font leur printemps.
Faut dire qu’ils s’y connaissent, question brûlures.

58

Si, la poésie pousse dans les arbres.

57

On empile les couches de laine sur la peau,
Sibériens des forêts –
slaves, vaillants, et romanesques,
surfeurs de glace sur la vague de froid.

56

Lorsque tu prendras la parole
dis leur bien
ne leur fais pas de mal
ne cache rien
les secrets s’ils ne sont pas heureux
mangent toute la beauté
qui passe à leur portée lire plus…

54

Si on va par là,
chaque jour est une croisée des chemins.

53

Un jour, la mer rendra les corps.
Je ne donne pas cher de nous.

51

Comme si l’hiver
par grand vent
voulait déloger le printemps –
un pied sur le territoire

50

Un Italien c’est un Français exalté !

(Bingo – Fin du déjeuner dominical – 19h33)

49 Dimanche

Je ne fais rien mais je ne m’y fais pas.
C’était terrible à Paname, ces tentes sur le trottoir glacial.
Cette jeune femme dans son sac de couchage.
Ce vieil homme installé au milieu, sa bouteille, sa radio.
Ce type ramassant tous les cartons qu’il peut. lire plus…

48

Il s’agit de cueillir
tous les chants d’oiseaux
Et de les coudre à l’envers du jour

(Dominique Bergougnoux in Revue 17 secondes)

47

Le jeune homme assis à côté de moi dans le train,
choisit, commande, et paye sur son téléphone.
Puis il va chercher sa commande à la voiture bar,
revient avec son sandwich cinq minutes plus tard.

Il m’étonne encore – ce présent futuriste.

(Je me demande si on peut se faire livrer)

46

Faut pas embêter les ornithorynques !
(collectif – 3h41)
(Ils ont des aiguillons venimeux (Le savais-tu ?))

45

Evoquer Bobby Lapointe entre deux pina colada,
chercher un tuto pour faire un émoticône pomme de terre,
inventer le hashtag touche pas à mon porc –
rire ensemble est le présent du temps

44

Ni juge, ni soumise
(Jean Libon, Yves Hinant)
Impossible d’en sortir indemne

43

Lever de soleil sur les immeubles pâles,
premiers gyrophares –
les lumières de la ville.

[Chaque écrivain a sa propre réalité de l’affaire d’écrire]

Chaque écrivain a sa propre réalité de l’affaire d’écrire

En attendant

Elle est assise, seule, dans la salle d’attente, un miroir en face d’elle.
Elle a tout le loisir de se regarder, réalise que cela fait longtemps qu’elle n’en a pas pris le temps. Elle découvre une vieille dame dans la glace. Elle le savait, elle ne s’était pas perdue de vue à ce point, mais cette réalité lui saute aux yeux avec une soudaine violence. lire plus…

Fragments confits 15

Choses étonnantes observées

Même en voiture, on tient nos distances, c’est devenu un instinct.
Nous sommes déjà habitués aux gens masqués, c’est devenu la norme.
Quand on dit c’était avant, maintenant cela veut dire avant le coronavirus, c’est passé dans le langage.

Fragments confits 14

Nous ne sortirons pas indemnes de là

Après un mois de confinement jeconstate déjà des dommages psychologiques :
cinquante années plus tard je relis Les quatre filles du docteur March.
Et je pleure aux mêmes endroits, comme une petite fille
(quand Beth découvre son piano, non ?).
Dans mon souvenir, Jo était la plus jeune
mais j’ai du confondre avec les Dalton.

Cram

Chaque écrivain a sa propre réalité de l’affaire d’écrire

190

Déblayer tous les mots de la table
Des papillons s’envolent sous les pas
Il y a toujours du vent dans nos cheveux
même les weekends et les jours fériés

Je ne compte plus mes naissances

105 Dimanche

Le premier soir, j’étais seule dans la chambre, mais j’avais trop mal pour dormir. Le deuxième jour, ils ont mis dans le lit à côté une vieille dame qui a râlé toute la nuit. Ils ont posé un paravent entre elle et moi mais ça ne changeait pas grand-chose. Elle respirait comme Dark Vador et était aussi consciente que la grand-mère de la Smala. lire plus…

98 Dimanche

Parfois ce n’est pas seulement un chanteur qui meurt, ni même un vieil ami, c’est toute une époque, un univers.
On ne sait jamais trop si cet air de liberté qu’on fredonnait c’était la vie plus simple ou la jeunesse de nos artères.
Bien sûr, je pleure, tous les souvenirs remontent, je pose les bornes de ma mémoire. lire plus…

91 Dimanche

Souvent, je préfèrerais ne pas savoir, tous ces morts à pleurer.
Certains disent que le monde se délite, qu’il est devenu si violent.
Je crois que la seule différence est que maintenant nous savons.
Nous sommes noyés sous les avis de décès. lire plus…

90

Que dis-je exactement quand je dis « mot » ? Quand je dis « mot » je dis mer, je dis ciel, je dis vent et lumière. Je dis toute la lumière et la peau, je dis grève et le sable collé sous la plante des pieds. lire plus…

89

Au fond, c’est plus léger
sans dieu ni même métempsycose.

88

A la question du plus grand plaisir du printemps,
j’ai voté les pieds nus.

87

L’amour n’empêche pas les larmes,
mais il les sèche plus vite que son ombre.

86

Des moments dans la vie,
où c’est pleine lune tous les jours –
on n’est pas à l’abri de soi-même.

85

Ici aussi, son nom
Arnaud Beltrame

84 Dimanche

 

J’ai développé au cours des refus une profonde affection pour l’un des éditeurs qui n’éditent pas mes romans.
Il faut d’abord poser le contexte : ce roman sur lequel vous travaillez depuis une ou plusieurs années, que, certes, personne ne vous a commandé, et que vous envoyez à quelques éditeurs ciblés. lire plus…

83

Un pas sur la mélancolie des départs
Un œil sur le sursis de l’ailleurs

Entre les deux
Toute une vie lire plus…

82

20ème siècle, tout est relatif.
21ème siècle, tout est relié.

81

Assemblée générale dans la caravane,
les forces en présence,
le féminin de la force et de l’intuition,
rassurent et nourrissent
les rêves doux.

80

Le tour de l’hiver en 80 jours,
la nuit égale au jour –
l’année est comme nouvelle.

79

C’est tout nous,
ce printemps déclaré
aux plus belles heures de la journée,
et une partie du pays sous la neige.

78

– Tu n’es pas gentille avec moi !
– Ce n’est pas vrai, c’est injuste ce que tu dis.
– Tu vois !

77

Il m’arrive souvent de ne pas savoir quoi penser,
toujours surprise de croiser des opinions claires, fermes, et définitives.
Par exemple, l’un des sujets du moment, friandise des réseaux. lire plus…

76

La Fleur
Se façonne en tant de figures
Arbore tant de couleurs
Que je ne saurai
D’un seul regard
Capter ses apparences
Ni d’un souffle
Respirer ses parfums
lire plus…

75

Ces villes, ces lieux, que l’on ignorait,
qui maintenant font triste partie de notre vocabulaire.
Fukushima, Lampedusa, La Ghouta …

74

Il y en a plus d’un qui s’attellent à percer le secret de l’univers,
mais c’est toujours pareil,
un secret en cache un autre.

73

Chaque jour
un peu plus de lumière
dehors et dedans

72

Mon Parrain a rejoint la terre de nos ancêtres, 94 ans, joli score.
Curieux, intelligent, rude comme les hommes de l’époque.
Encore un visage de l’enfance qui déserte.

71

L’amour ne demande pas d’effort

70 Dimanche

Le temps nous ment et nous manque,
traitons le avec désinvolture.
J’ai parfois l’impression de passer ma vie dans un sas de décontamination entre l’ancien et le nouveau.
Le monde est très indépendant de notre volonté. lire plus…

69

je suis aussi
cette femme sauvage
l’épouse d’humeur terreuse
trempée de ciel
aux doigts racines
aux jambes ailées
agitée de geysers
et de séismes
lire plus…

68

Tout de même, il faut beaucoup d’orgueil pour être artiste sans le sou.

67

Quand les femmes sont debout,
le monde s’équilibre.

66

Parfois, mes rêves me dépassent par leur simplicité.

65

Se demander où vont la nuit
trottinant
en ribambelle
sur le bord des routes du Royaume
les sangliers ?

64

 

Danielle Merian & Martine Landry !

63 Dimanche

Je visite à nouveau cette célèbre phrase :
Vis chaque jour comme si c’était le dernier,
parce qu’un jour tu auras raison.
Le chemin parcouru me la montre sous un nouveau jour. lire plus…

62

des noms de fleurs me frôlent
que je ne connais pas
lire plus…

61

L’amour rit à tes plaisanteries.

60

Poussé par le vent,
en deux mouvements d’ailes,
le rouge-gorge sur la souche,
rétablit l’équilibre.

59

Je me renseigne dans le dictionnaire.
Il est dit que cela vient du latin ardere
littéralement : brûler !
Je demande à revoir le contrat.
Mais c’est trop tard,
les poètes, déjà, en font leur printemps.
Faut dire qu’ils s’y connaissent, question brûlures.

58

Si, la poésie pousse dans les arbres.

57

On empile les couches de laine sur la peau,
Sibériens des forêts –
slaves, vaillants, et romanesques,
surfeurs de glace sur la vague de froid.

56

Lorsque tu prendras la parole
dis leur bien
ne leur fais pas de mal
ne cache rien
les secrets s’ils ne sont pas heureux
mangent toute la beauté
qui passe à leur portée lire plus…

54

Si on va par là,
chaque jour est une croisée des chemins.

53

Un jour, la mer rendra les corps.
Je ne donne pas cher de nous.

51

Comme si l’hiver
par grand vent
voulait déloger le printemps –
un pied sur le territoire

50

Un Italien c’est un Français exalté !

(Bingo – Fin du déjeuner dominical – 19h33)

49 Dimanche

Je ne fais rien mais je ne m’y fais pas.
C’était terrible à Paname, ces tentes sur le trottoir glacial.
Cette jeune femme dans son sac de couchage.
Ce vieil homme installé au milieu, sa bouteille, sa radio.
Ce type ramassant tous les cartons qu’il peut. lire plus…

48

Il s’agit de cueillir
tous les chants d’oiseaux
Et de les coudre à l’envers du jour

(Dominique Bergougnoux in Revue 17 secondes)

47

Le jeune homme assis à côté de moi dans le train,
choisit, commande, et paye sur son téléphone.
Puis il va chercher sa commande à la voiture bar,
revient avec son sandwich cinq minutes plus tard.

Il m’étonne encore – ce présent futuriste.

(Je me demande si on peut se faire livrer)

46

Faut pas embêter les ornithorynques !
(collectif – 3h41)
(Ils ont des aiguillons venimeux (Le savais-tu ?))

45

Evoquer Bobby Lapointe entre deux pina colada,
chercher un tuto pour faire un émoticône pomme de terre,
inventer le hashtag touche pas à mon porc –
rire ensemble est le présent du temps

44

Ni juge, ni soumise
(Jean Libon, Yves Hinant)
Impossible d’en sortir indemne

43

Lever de soleil sur les immeubles pâles,
premiers gyrophares –
les lumières de la ville.