Chaque écrivain a sa propre réalité de l’affaire d’écrire

25

Goupil traverse serein –
en petites foulées.
Croiser un renard
sur le Chemin des Lièvres
ne s’invente pas.

24

Ce qui me nuit le matin...
dit-il, inconscient de sa poésie.

23

Je serais cet étourneau dans le mouvement de tous,
pixel de la vague vibrante,
haut dans le ciel des vignes.

22

Nous les avons mariés à l’apéro :
Catherine Millet et Michel Houellebecq.

21 Dimanche

Quand l’orage fait vibrer la caravane, parfois je mets la musique à fond, d’autres fois j’éteins la lumière, j’ouvre les stores, et je regarde le spectacle, au chaud, à l’abri.
Impossible de ne pas penser à ceux qui n’ont pas de toit. lire plus…

20

Sous le ciel blanc,
les collines disparaissent dans la brume,
l’espace d’une matinée livrée à elle-même,
le Royaume interrompt ses programmes.

19

Nous sommes génération charnière
entre deux civilisations,
nous aurons accompagné notre mutation –
nous sommes 1.0.

18

Dans une autre vie, je voudrais m’appeler Simone.

(Tout de même : Veil, Beauvoir, … (Envoiture))

17

Quand dans un salon de thé cosy, en cette fin d’après-midi,
il passe en fond sonore Higway to Hell d’AC/DC,
se dire que non seulement les temps changent
mais certains ont déjà beaucoup changé.

16

Nous aimerions toutes tellement
que personne ne cherche à prouver
qu’il y a forcément dans nos rangs
la même proportion de bêtise, de cruauté, d’inconscience, de crapulerie, …

15

Le monde est orange comme un bleu.

14 Dimanche

A l’enterrement d’une feuille morte

On se disait qu’il se passait quelque chose.
Ce n’était pas seulement la mort d’un chanteur à succès.
On sentait qu’il se passait autre chose. lire plus…

13

Dans la folie de l’obéissance d’être en vie,
j’accuse l’infinie gourmandise jubilatoire de mon cerveau,
de m’inonder du désir impalpable de jouer avec les lettres
et raconter l’invisible qui vit en moi.

Babouillec in Algorithme éponyme

12

Une sortie dans la nuit,
pisser sous la pluie,
le plaisir de l’orage –
sauvage.

11

L’amour, arrête de dire ce que j’allais dire !

10

Face à notre difficulté à distinguer croyance et connaissance,
Saint Thomas complote pour devenir le patron du Net.

09

Bingo attire l’attention de la tablée sur la simplexitude des choses,
l’assemblée apéritive adoube le terme –
mais sans scribe l’oublierait.

08

Il arrive que tout le monde ne soit pas d’accord à la tablée,
le ton monte, on se chauffe, on se crie,
puis on passe au dessert et à un autre sujet,
on trinque à notre science de vivre ensemble.

07 Dimanche

Parfois je me sens perdue, comme nomade de moi-même.
D’autres fois je sens des racines se déployer, jeter l’ancre là où j’ai trouvé refuge.
Dans ce nouveau royaume, accueillant, bienveillant, et d’une somptueuse beauté. lire plus…

06

Dans la mire du plan anti-pollution –
les voix fluorescentes
des publicités à la radio.

05

En d’autres mots,
toute colère dissipée
affaiblit la violence du monde.

04

La poésie des uns fait la liberté des autres

03

Tous les commencements
comme des chances renouvelées,
d’une meilleure version de soi-même.

02

Nos résolutions –
intimes ou fanfaronnes,
nos vœux sincères –
ou stratégiques,
c’est déjà ça.

01

Je souhaite en 2018,
à certains de grandir,
à d’autres une vie meilleure,
à certains autres que la joie continue,
à toutes et tous, proches ou moins, et à moi-même,
la santé du corps et de l’esprit.

Chaque écrivain a sa propre réalité de l’affaire d’écrire

#memo #segarderde

La tentation du pire
La séduction de l’effondrement
La fascination du chaos

Haïku sous grog

Brume de cerveau
le temps suspend tous ses vols
le rhume par le rhum

Il n’y a de constant que le changement [Bouddha]

On ne la recommence pas, on ne la refait pas, jamais.
Même si on a l’impression.
Ce sont seulement de nouveaux départs dans la vie qui continue.
Ça reste la même.
Parfois on a le droit de remélanger  les cartes, d’en distribuer des nouvelles.
Tout change autour, dedans, de soi.
Une succession de hasards si bien sertis les uns dans les autres que, justement, cela ne ressemble plus au hasard.
Le nouveau est source de renouveau, accompagné du familier pincement de l’inconnu.
Vivre.

Ronronnage

Le chat fait des ronds
deux ou trois avant de s’installer
et le dernier avec lui-même
cerclé de sommeil

Haïku du Royaume

Marcher les collines
marcher les mousses, les pierres
courir la campagne

Haïku and love

Chacun sa chacune
et l’autre devient soleil
Ton regard rieur

Chaque écrivain a sa propre réalité de l’affaire d’écrire

#memo #segarderde

La tentation du pire
La séduction de l’effondrement
La fascination du chaos

Haïku sous grog

Brume de cerveau
le temps suspend tous ses vols
le rhume par le rhum

Il n’y a de constant que le changement [Bouddha]

On ne la recommence pas, on ne la refait pas, jamais.
Même si on a l’impression.
Ce sont seulement de nouveaux départs dans la vie qui continue.
Ça reste la même.
Parfois on a le droit de remélanger  les cartes, d’en distribuer des nouvelles.
Tout change autour, dedans, de soi.
Une succession de hasards si bien sertis les uns dans les autres que, justement, cela ne ressemble plus au hasard.
Le nouveau est source de renouveau, accompagné du familier pincement de l’inconnu.
Vivre.

Ronronnage

Le chat fait des ronds
deux ou trois avant de s’installer
et le dernier avec lui-même
cerclé de sommeil

Haïku du Royaume

Marcher les collines
marcher les mousses, les pierres
courir la campagne

Haïku and love

Chacun sa chacune
et l’autre devient soleil
Ton regard rieur