Chaque écrivain a sa propre réalité de l’affaire d’écrire

324

Dans la base de données de la nuit
j’ai inséré quelques étoiles
leur position en attribut
et ma requête mise à jour

321

La mer

Le vent s’amuse avec les vagues et mon amour s’amuse avec le vent. Galets parsemés comme le trésor de Midas changé à nouveau. Le vent tourne et je pense à Hemingway, à cause du Vieil homme et, mais pas seulement, il y a aussi son suicide, son fusil dans la bouche, sa dernière chasse, chasseur et gibier mélangés, qui est qui? Seule sa douleur qui plane au-dessus de ça et sa veuve qui va pouvoir devenir enfin Mrs. Hemingway et ses amis qui vont pouvoir enfin devenir les amis d’Hemingway et les biographes qui vont pouvoir enfin devenir les spécialistes d’Hemingway. lire plus…

318

On ne sait
à quelle saison se vouer
nous inventons des mots
pour un nouveau calendrier
Aujourd’hui c’est l’étomne

314

C’était sans espoir. Dans un roman, Adrian n’aurait pas accepté les choses telles qu’elles lui étaient présentées. A quoi bon se trouver dans une situation digne d’un roman, si le protagoniste ne se comporte pas comme il le ferait dans un livre ? Il aurait dû mener sa petite enquête, ou économiser son argent de poche et engager un détective privé. Peut-être aurions-nous dû nous lancer tous les quatre dans une Quête pour découvrir la Vérité. Ou cela aurait-il moins tenu de la Littérature que de la Bibliothèque verte ?

[Julian Barnes in Une fille, qui danse ]

312

Lire un article sur le côté sombre de l’époque,
(j’aime lire Titiou Lecoq),
ramer fort pour rejoindre la lumière,
se retrouver dans la puissance des femmes.

311

J’apprends un mot tout neuf,
il appartient qu’on le veuille ou non
au monde nouveau,
mais personne souffrant d’illectronisme
ne lira ce mot ici.

310

Une fois de plus se demander
pourquoi dans cette galère
on s’est embarqué.
Puis convoquer la fierté
pour le défi
à soi-même
relever.

309

Aux multiples sons de cloches,
ce troupeau de moutons qui passe et bêle devant la porte,
on ne sait si c’est vestige,
ou prémices du nouveau.

308 Dimanche

Même l’expression de la douleur est culturelle.
Pourquoi dirait-on aïe quand on se fait mal ?
Les Anglais disent ouch,
les Italiens ohi.
Je me demande comment font les Allemands et les Zoulous
pour, d’instinct quand ils se cognent, crier
autsch ou ngalimala.
En général on souffre en français,
mais parfois sans le savoir on invente une langue.
Quant au bonheur, il est grand et muet.

Chaque écrivain a sa propre réalité de l’affaire d’écrire

324

Dans la base de données de la nuit
j’ai inséré quelques étoiles
leur position en attribut
et ma requête mise à jour

321

La mer

Le vent s’amuse avec les vagues et mon amour s’amuse avec le vent. Galets parsemés comme le trésor de Midas changé à nouveau. Le vent tourne et je pense à Hemingway, à cause du Vieil homme et, mais pas seulement, il y a aussi son suicide, son fusil dans la bouche, sa dernière chasse, chasseur et gibier mélangés, qui est qui? Seule sa douleur qui plane au-dessus de ça et sa veuve qui va pouvoir devenir enfin Mrs. Hemingway et ses amis qui vont pouvoir enfin devenir les amis d’Hemingway et les biographes qui vont pouvoir enfin devenir les spécialistes d’Hemingway. lire plus…

320

Au fond, peu importe le sujet fillette,
le bonheur d’apprendre est inépuisable
& intemporel.

318

On ne sait
à quelle saison se vouer
nous inventons des mots
pour un nouveau calendrier
Aujourd’hui c’est l’étomne

316

L’amour aussi est un algorithme
une variable booléenne
qui s’incrémente chaque jour

314

C’était sans espoir. Dans un roman, Adrian n’aurait pas accepté les choses telles qu’elles lui étaient présentées. A quoi bon se trouver dans une situation digne d’un roman, si le protagoniste ne se comporte pas comme il le ferait dans un livre ? Il aurait dû mener sa petite enquête, ou économiser son argent de poche et engager un détective privé. Peut-être aurions-nous dû nous lancer tous les quatre dans une Quête pour découvrir la Vérité. Ou cela aurait-il moins tenu de la Littérature que de la Bibliothèque verte ?

[Julian Barnes in Une fille, qui danse ]

312

Lire un article sur le côté sombre de l’époque,
(j’aime lire Titiou Lecoq),
ramer fort pour rejoindre la lumière,
se retrouver dans la puissance des femmes.

311

J’apprends un mot tout neuf,
il appartient qu’on le veuille ou non
au monde nouveau,
mais personne souffrant d’illectronisme
ne lira ce mot ici.

310

Une fois de plus se demander
pourquoi dans cette galère
on s’est embarqué.
Puis convoquer la fierté
pour le défi
à soi-même
relever.

309

Aux multiples sons de cloches,
ce troupeau de moutons qui passe et bêle devant la porte,
on ne sait si c’est vestige,
ou prémices du nouveau.

308 Dimanche

Même l’expression de la douleur est culturelle.
Pourquoi dirait-on aïe quand on se fait mal ?
Les Anglais disent ouch,
les Italiens ohi.
Je me demande comment font les Allemands et les Zoulous
pour, d’instinct quand ils se cognent, crier
autsch ou ngalimala.
En général on souffre en français,
mais parfois sans le savoir on invente une langue.
Quant au bonheur, il est grand et muet.

Chaque écrivain a sa propre réalité de l’affaire d’écrire

324

Dans la base de données de la nuit
j’ai inséré quelques étoiles
leur position en attribut
et ma requête mise à jour

321

La mer

Le vent s’amuse avec les vagues et mon amour s’amuse avec le vent. Galets parsemés comme le trésor de Midas changé à nouveau. Le vent tourne et je pense à Hemingway, à cause du Vieil homme et, mais pas seulement, il y a aussi son suicide, son fusil dans la bouche, sa dernière chasse, chasseur et gibier mélangés, qui est qui? Seule sa douleur qui plane au-dessus de ça et sa veuve qui va pouvoir devenir enfin Mrs. Hemingway et ses amis qui vont pouvoir enfin devenir les amis d’Hemingway et les biographes qui vont pouvoir enfin devenir les spécialistes d’Hemingway. lire plus…

320

Au fond, peu importe le sujet fillette,
le bonheur d’apprendre est inépuisable
& intemporel.

318

On ne sait
à quelle saison se vouer
nous inventons des mots
pour un nouveau calendrier
Aujourd’hui c’est l’étomne

316

L’amour aussi est un algorithme
une variable booléenne
qui s’incrémente chaque jour

314

C’était sans espoir. Dans un roman, Adrian n’aurait pas accepté les choses telles qu’elles lui étaient présentées. A quoi bon se trouver dans une situation digne d’un roman, si le protagoniste ne se comporte pas comme il le ferait dans un livre ? Il aurait dû mener sa petite enquête, ou économiser son argent de poche et engager un détective privé. Peut-être aurions-nous dû nous lancer tous les quatre dans une Quête pour découvrir la Vérité. Ou cela aurait-il moins tenu de la Littérature que de la Bibliothèque verte ?

[Julian Barnes in Une fille, qui danse ]

312

Lire un article sur le côté sombre de l’époque,
(j’aime lire Titiou Lecoq),
ramer fort pour rejoindre la lumière,
se retrouver dans la puissance des femmes.

311

J’apprends un mot tout neuf,
il appartient qu’on le veuille ou non
au monde nouveau,
mais personne souffrant d’illectronisme
ne lira ce mot ici.

310

Une fois de plus se demander
pourquoi dans cette galère
on s’est embarqué.
Puis convoquer la fierté
pour le défi
à soi-même
relever.

309

Aux multiples sons de cloches,
ce troupeau de moutons qui passe et bêle devant la porte,
on ne sait si c’est vestige,
ou prémices du nouveau.

308 Dimanche

Même l’expression de la douleur est culturelle.
Pourquoi dirait-on aïe quand on se fait mal ?
Les Anglais disent ouch,
les Italiens ohi.
Je me demande comment font les Allemands et les Zoulous
pour, d’instinct quand ils se cognent, crier
autsch ou ngalimala.
En général on souffre en français,
mais parfois sans le savoir on invente une langue.
Quant au bonheur, il est grand et muet.