Chaque écrivain a sa propre réalité de l’affaire d’écrire

26

Je suis consolée de tout
à savoir qu’il y aura toujours des livres
et des joueurs de blues

25

Goupil traverse serein –
en petites foulées.
Croiser un renard
sur le Chemin des Lièvres
ne s’invente pas.

24

Ce qui me nuit le matin...
dit-il, inconscient de sa poésie.

23

Je serais cet étourneau dans le mouvement de tous,
pixel de la vague vibrante,
haut dans le ciel des vignes.

22

Nous les avons mariés à l’apéro :
Catherine Millet et Michel Houellebecq.

21 Dimanche

Quand l’orage fait vibrer la caravane, parfois je mets la musique à fond, d’autres fois j’éteins la lumière, j’ouvre les stores, et je regarde le spectacle, au chaud, à l’abri.
Impossible de ne pas penser à ceux qui n’ont pas de toit. lire plus…

20

Sous le ciel blanc,
les collines disparaissent dans la brume,
l’espace d’une matinée livrée à elle-même,
le Royaume interrompt ses programmes.

19

Nous sommes génération charnière
entre deux civilisations,
nous aurons accompagné notre mutation –
nous sommes 1.0.

18

Dans une autre vie, je voudrais m’appeler Simone.

(Tout de même : Veil, Beauvoir, … (Envoiture))

17

Quand dans un salon de thé cosy, en cette fin d’après-midi,
il passe en fond sonore Higway to Hell d’AC/DC,
se dire que non seulement les temps changent
mais certains ont déjà beaucoup changé.

16

Nous aimerions toutes tellement
que personne ne cherche à prouver
qu’il y a forcément dans nos rangs
la même proportion de bêtise, de cruauté, d’inconscience, de crapulerie, …

15

Le monde est orange comme un bleu.

14 Dimanche

A l’enterrement d’une feuille morte

On se disait qu’il se passait quelque chose.
Ce n’était pas seulement la mort d’un chanteur à succès.
On sentait qu’il se passait autre chose. lire plus…

13

Dans la folie de l’obéissance d’être en vie,
j’accuse l’infinie gourmandise jubilatoire de mon cerveau,
de m’inonder du désir impalpable de jouer avec les lettres
et raconter l’invisible qui vit en moi.

Babouillec in Algorithme éponyme

12

Une sortie dans la nuit,
pisser sous la pluie,
le plaisir de l’orage –
sauvage.

11

L’amour, arrête de dire ce que j’allais dire !

10

Face à notre difficulté à distinguer croyance et connaissance,
Saint Thomas complote pour devenir le patron du Net.

09

Bingo attire l’attention de la tablée sur la simplexitude des choses,
l’assemblée apéritive adoube le terme –
mais sans scribe l’oublierait.

08

Il arrive que tout le monde ne soit pas d’accord à la tablée,
le ton monte, on se chauffe, on se crie,
puis on passe au dessert et à un autre sujet,
on trinque à notre science de vivre ensemble.

07 Dimanche

Parfois je me sens perdue, comme nomade de moi-même.
D’autres fois je sens des racines se déployer, jeter l’ancre là où j’ai trouvé refuge.
Dans ce nouveau royaume, accueillant, bienveillant, et d’une somptueuse beauté. lire plus…

06

Dans la mire du plan anti-pollution –
les voix fluorescentes
des publicités à la radio.

05

En d’autres mots,
toute colère dissipée
affaiblit la violence du monde.

04

La poésie des uns fait la liberté des autres

03

Tous les commencements
comme des chances renouvelées,
d’une meilleure version de soi-même.

02

Nos résolutions –
intimes ou fanfaronnes,
nos vœux sincères –
ou stratégiques,
c’est déjà ça.

01

Je souhaite en 2018,
à certains de grandir,
à d’autres une vie meilleure,
à certains autres que la joie continue,
à toutes et tous, proches ou moins, et à moi-même,
la santé du corps et de l’esprit.

Chaque écrivain a sa propre réalité de l’affaire d’écrire

Les chuchotements dans l’oreillette

Une oeuvre d’art est bonne quand elle est issue de la nécessité. Elle est jugée par la nature de son origine, et par rien d’autre.

[ Rainer Maria Rilke in “Lettres à un jeune poète“]

12/12/19

 

Pleine et entière
rayonnant ainsi l’idéal d’une conscience
regarde la lune

335 Dimanche


Journal aléatoire – Saison 8
That’s all Folks!

30/11/19

Compagnons de voyage impromptu,
descendant à la prochaine,
ou la suivante prochaine,
chacun dans le secret de son cœur relativise sa propre réalité.
Enfin, je crois.
Parfois un mot, une phrase, un vers, passe la carapace,
traverse à cloche pied les traverses, file sur le bon rail –
résonne intra-muros.
Parfois un mot, une phrase, un vers, réunit l’ensemble.
Pour un instant d’une fugacité inouïe. Et palpable.
C’est ce qui nous tient debout : les mots qui passent la carapace.
Enfin, je crois. lire plus…

29/11/19

 

A chacune de nos évolutions on réajuste le contenu de nos deux colonnes :
de plus en plus et de moins en moins.
Et si tout va bien faire comme on le sent
doit toujours se trouver dans la colonne de plus en plus.
Je prends de la distance avec mon écriture pour la ressourcer.
Je ne serai pas là tous les jours mais passerai de temps en temps,
en espérant que nous nous croiserons.

28/11/19


L’écriture est exigeante, elle prend tout le temps du cerveau disponible.
Même quand tu a l’air de faire autre chose.
Je prends un temps pour faire vraiment autre chose.
Je pourrais te dire comme il faut régulièrement interroger son art et qu’en ce moment je n’ai même plus de question.
Je pourrais expliquer l’intermittence de la vacance nécessaire.
Et serai peut-être plus claire demain.

27/11/19


C’est à propos du journal aléatoire, cela fait huit ans que l’on se parle tous les jours – ou presque.
Disons que j’introduis la notion de break entre nous.
Disons que la neuvième saison du journal aléatoire sera plus aléatoire que journal.
Je t’en dis davantage, demain.

26/11/19

 

Tu le sais aussi bien que moi, il y a des temps pour tout.
L’année qui vient est pour moi celle d’importants changements,
ils demandent attention et engagement.
Cela tombe en même temps qu’une profonde remise en question de l’écriture.
Coïncidence ? Je ne crois pas, non.
Je te développe, demain.

25/11/19

 

Cela fait un moment que je tourne cela dans ma tête et dans mes sentiments.
Pour te dire que c’est réfléchi et le plus sincère possible.
Pour résumer, je voudrais arrêter d’écrire sans que tu cesses de me lire.
Demain, je t’explique.

328 Dimanche

Poème au rasoir
D’après les titres du journal Libération du 17/10/2019

22/11/19


Si je n’écris pas (ou peu) ce qui blesse
ce n’est pas pour faire joli
c’est parce que je veux faire du bon temps

21/11/19


Si l’on passe le passé
à la conscience et la morale d’aujourd’hui
attention à ne pas mélanger les principes
et faire la part des choses
séparer les torchons de l’ivraie

Chaque écrivain a sa propre réalité de l’affaire d’écrire

Les chuchotements dans l’oreillette

Une oeuvre d’art est bonne quand elle est issue de la nécessité. Elle est jugée par la nature de son origine, et par rien d’autre.

[ Rainer Maria Rilke in “Lettres à un jeune poète“]

12/12/19

 

Pleine et entière
rayonnant ainsi l’idéal d’une conscience
regarde la lune

335 Dimanche


Journal aléatoire – Saison 8
That’s all Folks!

30/11/19

Compagnons de voyage impromptu,
descendant à la prochaine,
ou la suivante prochaine,
chacun dans le secret de son cœur relativise sa propre réalité.
Enfin, je crois.
Parfois un mot, une phrase, un vers, passe la carapace,
traverse à cloche pied les traverses, file sur le bon rail –
résonne intra-muros.
Parfois un mot, une phrase, un vers, réunit l’ensemble.
Pour un instant d’une fugacité inouïe. Et palpable.
C’est ce qui nous tient debout : les mots qui passent la carapace.
Enfin, je crois. lire plus…

29/11/19

 

A chacune de nos évolutions on réajuste le contenu de nos deux colonnes :
de plus en plus et de moins en moins.
Et si tout va bien faire comme on le sent
doit toujours se trouver dans la colonne de plus en plus.
Je prends de la distance avec mon écriture pour la ressourcer.
Je ne serai pas là tous les jours mais passerai de temps en temps,
en espérant que nous nous croiserons.

28/11/19


L’écriture est exigeante, elle prend tout le temps du cerveau disponible.
Même quand tu a l’air de faire autre chose.
Je prends un temps pour faire vraiment autre chose.
Je pourrais te dire comme il faut régulièrement interroger son art et qu’en ce moment je n’ai même plus de question.
Je pourrais expliquer l’intermittence de la vacance nécessaire.
Et serai peut-être plus claire demain.

27/11/19


C’est à propos du journal aléatoire, cela fait huit ans que l’on se parle tous les jours – ou presque.
Disons que j’introduis la notion de break entre nous.
Disons que la neuvième saison du journal aléatoire sera plus aléatoire que journal.
Je t’en dis davantage, demain.

26/11/19

 

Tu le sais aussi bien que moi, il y a des temps pour tout.
L’année qui vient est pour moi celle d’importants changements,
ils demandent attention et engagement.
Cela tombe en même temps qu’une profonde remise en question de l’écriture.
Coïncidence ? Je ne crois pas, non.
Je te développe, demain.

25/11/19

 

Cela fait un moment que je tourne cela dans ma tête et dans mes sentiments.
Pour te dire que c’est réfléchi et le plus sincère possible.
Pour résumer, je voudrais arrêter d’écrire sans que tu cesses de me lire.
Demain, je t’explique.

328 Dimanche

Poème au rasoir
D’après les titres du journal Libération du 17/10/2019

22/11/19


Si je n’écris pas (ou peu) ce qui blesse
ce n’est pas pour faire joli
c’est parce que je veux faire du bon temps

21/11/19


Si l’on passe le passé
à la conscience et la morale d’aujourd’hui
attention à ne pas mélanger les principes
et faire la part des choses
séparer les torchons de l’ivraie