Chaque écrivain a sa propre réalité de l’affaire d’écrire

270

Le vent dans les voiles
les traces des nuages
les danses des feuillages
notre besoin de ciel

269

Ne pas regarder
dans le back office
le bad score
de lisibilité
de la poésie

268

Le plaisir d’entendre à la radio des mots rares,
ils voudraient ouvrir un pan de mémoire,
mais hésitent sur l’historique,
où entendions-nous parler de cénobite et d’anachorète ?

267

Parfois je pense à Romy Schneider,
j’entends sa voix, son accent,
ce timbre, son regard.
Elle fascinait déjà la petite fille.
Elle me semble maintenant aussi puissante qu’un oxymore,
l’image de la force fragile.

266 Dimanche

Le vertigineux pouvoir des mots

Il y a peu, dans différents domaines
beaucoup de mots ont débrouillé
des nœuds intérieurs lire plus…

265

L’automne de demain
est encore vert
la mauve encore fleurie
les papillons d’été

264

L’œil joueur,
il prend son verre
d’un geste ample,
le coude levé,
le sourire satisfait
d’un acteur italien.

263

Rester là
juste
regarder la mer

Quelques jours de vacance,
retour aux alentours de 262/265

257

Ne jamais se quitter fâchés,
dit l’ancienne,
on ne sait jamais.

256

On se croit tranquille,
puis un texte se dessine.
On ne sait pas trop ce que l’on espère,
qu’il s’en aille vite,
ou qu’il s’installe.

255

Aux premières lueurs de l’automne
le soleil mord encore la peau
les saisons se mélangent les pinceaux

254

Fillette,
L’amour interpelle, interroge, s’enquiert,
il pose beaucoup de questions.
S’épanouit dans les eaux claires

253

Pensez-vous que le soleil ne se lèvera pas,
si vous n’ajustez pas personnellement le réveil matin ?

(Tarot Osho)

252 Dimanche

Fillette,
Le proverbe dit qu’on ne te reprendra pas tout ce que tu as dansé.
On ne te reprendra pas non plus tout ce que tu as appris.

Je me souviens très bien comment cela a commencé.

Aux toilettes. lire plus…

251

Je trouve ta phrase sibylline ! Et même sept byllines !

(Zabou – Chez Jacques – 23h31)

250

# le métier

Quelqu’un dit qu’elle est diariste,
elle ne trouve pas le mot très magnifique.

Elle préfère celui connoté à la paysannerie,
et dépose l’annonce.

“Journalière cherche emploi dans les mots.”

249

Plusieurs jours que je vois
le même papillon
butiner la même fleur.

Pilier de bar.

248

Je voudrais vivre là
dans ce petit matin frais
ensoleillé
le côté gai de la force
qui entre dans les veines

Septembre est un mois doux

247

 

A la radio :
Un tableau vendu 450 millions de dollars

-Pourquoi ris-tu ?
-Que faire d’autre ? Pleurer ?
– …
-L’acheter ?

246

Avis de passage de l’automne
début d’embrasement
on allume plus tôt
mais c’est encore l’été

245

C’est la merde
C’était bien mieux avant
C’est de pire en pire
Mais où va-t-on ?

On va où on veut
où on peut
on va lire plus…

244

septembre

le corps balbutie
hors du lit

qu’ai-je oublié
en quittant le sommeil lire plus…

243

Déjà opère la magie
du pays du matin calme

242

Perdre parfois
d’autres fois retrouver
ou ne pas
La plupart du temps
finalement
tout est à sa place

241

BLEU
Quotidien / N°052

Faut du génie pour se lever, se laver, respirer dans l’métro, retenir son souffle devant les belles images, ajouter son nom sur la liste sans devenir fou.
Pour peindre ou écrire, faut de la chance.

lili frikh in Bleu

240

# le métier

La plupart du temps, n’avoir rien à dire,
parfois plus rien à lire,
rarement rien à écrire.

239

Tu préfères voyager autour du monde toute ta vie
ou passer un quart d’heure sur la lune ?

Tu préfères n’avoir que du chocolat à manger
ou être privé pour toujours de sel et de sucre ?

Tu préfères les personnes qui se réjouissent pour toi
ou celles qui te jugent ?

238 Dimanche

Une chose peut se targuer de m’exaspérer,
débonnaire équanime, s’il en est,
je perds cependant patience face à ceux qui œuvrent au chaos.
Ou tout au moins le souhaitent. lire plus…

237

En chemin
Annoncée par un double arc-en-ciel
Une merveille du monde

236

Régulièrement, il faut le faire.

A mué !

235

Parfois, lorsque cela s’éclaircit,
les cailloux dans tes chaussures,
juste s’évaporent.
Fillette.

234

J’avais oublié les vœux
je les ai fait bien après les étoiles filantes
on dirait que ça compterait pareil

233

J’ai une coccinelle au plafond
et une photo pour prouver
que ce n’est pas au figuré

232

Un éclair dans un nuage blanc
la pluie à grosses gouttes
un rayon du couchant
sur le nuage blanc

231 Dimanche

Comme d’habitude, on ne peut pas encore en mesurer la portée,
il faudra du recul.
Nous sommes aux premières loges,
quelque chose se passe pour les femmes.
lire plus…

230

Finalement,
Aretha Franklin n’aura pas épousé
Sean Connery.

229

Ne pas croire
qu’il suffit de lever les yeux
pour voir filer les étoiles

228

Parfois sur la table,
des mots venus de loin.

227

Le regard perdu sur les marches,
quelque chose bouge dans le ciel,
je lève la tête.
lire plus…

226

Pour réussir notre projet
l’amour fait la somme des détails

225

Pas à pas
tisser
encore tisser
tisser partout
j’ai encore tissé partout.

[Emanuel Campo in Puis tu googlas le sens du vent pour savoir d’où il venait]

224 Dimanche

A la tablée quelqu’un dit :
Vous vous rendez compte, que l’an 2000 c’était il y a 18 ans !
Au silence qui suit on peut penser que chacun s’il ne l’avait pas fait est effectivement en train de se rendre compte.
lire plus…

223

Elle dit ne pas souffrir vos souffrances

222

Quelqu’en soit le sens
ce qui importe
c’est l’entre deux

221

Au décompte des années
on se demandera toujours ce qui s’est passé

Du mieux qu’on peut
on honore la chance
on règle l’angle de vue
on préfère la lumière
lire plus…

220

Parce que la force revient dans mes jambes
je songe à tout ce qui nous est donné
à l’inconscience que nous en avons lire plus…

219

Tu veux un poème court ?
– Oui.
– T’en veux un autre ?

(Emanuel Campo in Puis tu googlas le sens du vent)

218

Sous le chant du tonnerre
on guette les éclairs
dans l’espoir de la pluie
mais elle passe au large

Il nous reste la nuit

217

Nantis que nous sommes
l’eau à portée de peau

Chaque écrivain a sa propre réalité de l’affaire d’écrire

Cram

Fragments confits 13

Choses jamais vues dans une guerre

pour la gagner il faut se laver les mains
pour battre l’ennemi il faut rester chez soi
pour sauver les autres il faut s’en éloigner
pour être solidaire il faut s’isoler

Fragments confits 12

J’ai eu 20 ans en 1979, c’est-à-dire dans une sorte de fenêtre de tir
entre la défunte morale castratrice et l’hécatombe du sida. lire plus…

Fragments confits 11

C’est l’instant qui compte

Le ciel d’un bleu sans tache, le soleil, le printemps, ses floraisons
elle roule dans la campagne
vers l’horizon
la voiture confortable et silencieuse
la radio à fond, un morceau des Doors
Riders on the Storm
elle a l’amour dans le cœur
la puissance et le vivant lire plus…

Chaque écrivain a sa propre réalité de l’affaire d’écrire

Cram

Fragments confits 13

Choses jamais vues dans une guerre

pour la gagner il faut se laver les mains
pour battre l’ennemi il faut rester chez soi
pour sauver les autres il faut s’en éloigner
pour être solidaire il faut s’isoler

Fragments confits 12

J’ai eu 20 ans en 1979, c’est-à-dire dans une sorte de fenêtre de tir
entre la défunte morale castratrice et l’hécatombe du sida. lire plus…

Fragments confits 11

C’est l’instant qui compte

Le ciel d’un bleu sans tache, le soleil, le printemps, ses floraisons
elle roule dans la campagne
vers l’horizon
la voiture confortable et silencieuse
la radio à fond, un morceau des Doors
Riders on the Storm
elle a l’amour dans le cœur
la puissance et le vivant lire plus…