Chaque écrivain a sa propre réalité de l’affaire d’écrire

320

Au fond, peu importe le sujet fillette,
le bonheur d’apprendre est inépuisable
& intemporel.

319

De temps en temps,
on se réveille.

318

On ne sait
à quelle saison se vouer
nous inventons des mots
pour un nouveau calendrier
Aujourd’hui c’est l’étomne

317

Penchés sur l’eau
les arbres de l’automne
mettent le feu au lac

316

L’amour aussi est un algorithme
une variable booléenne
qui s’incrémente chaque jour

315 Dimanche

Comme un flash parfois
Le souvenir des sensations
du temps heureusement passé
où je possédais la science
de la marche à talons hauts
et du trait d’eye liner. lire plus…

314

C’était sans espoir. Dans un roman, Adrian n’aurait pas accepté les choses telles qu’elles lui étaient présentées. A quoi bon se trouver dans une situation digne d’un roman, si le protagoniste ne se comporte pas comme il le ferait dans un livre ? Il aurait dû mener sa petite enquête, ou économiser son argent de poche et engager un détective privé. Peut-être aurions-nous dû nous lancer tous les quatre dans une Quête pour découvrir la Vérité. Ou cela aurait-il moins tenu de la Littérature que de la Bibliothèque verte ?

[Julian Barnes in Une fille, qui danse ]

313

Un vent doux
comme le vin
l’automne

312

Lire un article sur le côté sombre de l’époque,
(j’aime lire Titiou Lecoq),
ramer fort pour rejoindre la lumière,
se retrouver dans la puissance des femmes.

311

J’apprends un mot tout neuf,
il appartient qu’on le veuille ou non
au monde nouveau,
mais personne souffrant d’illectronisme
ne lira ce mot ici.

310

Une fois de plus se demander
pourquoi dans cette galère
on s’est embarqué.
Puis convoquer la fierté
pour le défi
à soi-même
relever.

309

Aux multiples sons de cloches,
ce troupeau de moutons qui passe et bêle devant la porte,
on ne sait si c’est vestige,
ou prémices du nouveau.

308 Dimanche

Même l’expression de la douleur est culturelle.
Pourquoi dirait-on aïe quand on se fait mal ?
Les Anglais disent ouch,
les Italiens ohi.
Je me demande comment font les Allemands et les Zoulous
pour, d’instinct quand ils se cognent, crier
autsch ou ngalimala.
En général on souffre en français,
mais parfois sans le savoir on invente une langue.
Quant au bonheur, il est grand et muet.

307

Je veux pour le monde
une belle défragmentation
que l’on range les choses à leur place
que l’on optimise les connections
et que tout un chacun
prenne ses responsabilités
Mais c’est le roi qui dit je veux

[Poème 2.0_1/inédit]

306

Je connais l’un de mes camarades de classe,
Enfant d’amis perdus de vue,
je ne l’avais pas revu depuis qu’il était bébé.

#laviefacétie

305

Sortie de contexte.

La recette de la daube est un algorithme.

[A l’école]

304

[Entendu à la radio]

Les centres data (là ou sont stockées toutes nos données sur des serveurs) allumés en permanence consomment beaucoup d’énergie (dont la moitié en système de refroidissement (les plus conscients les construisent dans des pays froids)).
Petite action qui peut toujours faire une grande rivière, ne pas donner à stocker inutilement, trier ses mails, supprimer les envoyés,…

303

Sortie de contexte.

Savoir combien chaque type possède de bits.

[A l’école]

 

302

Je l’écris comme une confidence,
je suis à l’école pour deux mois,
une formation informatique
(PHP pour Einstein et les initiés).
J’ai survécu à la première semaine.

301 Dimanche

La jeune femme est arrêtée sur le trottoir, elle est occupée à son téléphone,
elle scrolle et tapote avec ces geste particuliers des mains de jeune femme aux longs ongles faux. lire plus…

300

Corps

ma distance offerte
mon laboratoire et ma surprise sans cesse renouvelés lire plus…

299

L’amour,
fillette,
tu ne peux pas le manquer.

298

– Vous faites un déni.
-Déni ? C’est ce que font les oiseaux.

[Lucifer – saison 1 épisode 3 ou 4]

297

Tout âge peut connaître le parfum,
suave – pour peu qu’il reste effluve,
de la nostalgie.

296

Les coups de feu
les aboiements
le cri de l’animal
et puis sa longue plainte
Le goût de l’aube

295

Après la grande communion,
nous avions tous une montre.
Le cadran tourné à l’intérieur du poignet
signifiait que l’on était amoureux.
C’était souvent une façon de le dire à l’intéressé-e.
Si ça tournait bien,
on échangeait nos gourmettes avec nos prénoms gravés.

294 Dimanche

Vous vous rendez compte que les enfants nés aujourd’hui ont toutes les chances de connaître le 22ème siècle ?…,
lance Mario juste avant le dessert.
Tous, autour de la table, en restent coi. lire plus…

293

Nous essayons tous d’expliquer en mettant à distance l’Holocauste, Abou Ghraib ou le massacre de Sabra, niant le fait que nous pourrions un jour commettre quelque chose d’aussi horrible. lire plus…

292

Entendre par surprise une chanson de Brigitte Fontaine au milieu de l’après-midi.
La diablesse vous propulse à des années lumière de là où vous pensiez être.

291

C’est la force de l’amour
de rendre si vulnérable,
fillette.

290

Le gout du muscat
comme un refrain du temps

289

C’est pas parce que tu portes une robe
que tu peux parler pour nous

288

A propos des prénoms qui reviennent, ou pas :
Une pensée pour les Gérard du futur.

[Dam – 19h34]

286

De tout, il resta trois choses :
La certitude que tout était en train de commencer,
la certitude qu’il fallait continuer,
la certitude que cela serait interrompu avant que d’être terminé.
Faire de l’interruption, un nouveau chemin,
faire de la chute, un pas de danse,
faire de la peur, un escalier,
du rêve, un pont,
de la recherche…
une rencontre.

[Fernando Pessoa ou Fernando Sabino]

285

L’amour
en même temps
c’est et ce n’est pas
pour rigoler

284

La pluie livre l’automne
sous pli fermé
elle attrape les oiseaux
dans ses filets de brume
la montagne se retire

283

Certains se souviennent de tout,
d’autres se rappellent par bribes,
quelques uns oublient au fur et à mesure.
Personne ne raconte la même histoire.

282

Pour voir ce renard
presque à portée de main
traverser le chemin
vif flamboyant
sauvage
Encore

281

Tara Fares
Victoria Marinova
et les autres
blessures sans fin
dans la chair de toutes

280 Dimanche

Le premier pas

C’est toujours la même histoire, le plus dur est de prendre la décision, ensuite c’est facile, il suffit de suivre le mouvement. Étape par étape.
Elle n’est jamais simple à prendre, on examine les arguments, on passe par plusieurs stades, on balance d’un côté puis de l’autre, on tente même la fuite.
On sait pourtant que la plupart du temps poser la question est déjà y répondre. lire plus…

279

Sou um guardador de rebanhos

Je suis un gardien de troupeaux.
Le troupeau ce sont mes pensées.
Et mes pensées sont toutes des sensations.
Je pense avec mes yeux et avec mes oreilles
Et avec mes mains et mes pieds
Et avec mon nez et ma bouche.
Penser une fleur c’est la voir et la sentir
Et manger un fruit c’est en saisir le sens. lire plus…

278

On est encore pieds-nus
mais ce n’est qu’une question de jours
la nuit gagne du terrain

277

L’amour est de l’eau de roche,
fillette.

276

Nous simplifions notre vision des choses pour mieux les comprendre,
bien tenté.

275

La musique semble être toujours
la bonne réponse

274

Nous vivons comme cela pour équilibrer le monde,
qu’il n’y ai pas pénurie d’excès.

Sarah (repas du dimanche – 15h26)

272

Sois toi-même !
Mais qui serais-je d’autre ?

271

D’où vient le bleu de la mer ?
Sinon des caravanes
Qui roulent sous le gréement des vagues lire plus…

Chaque écrivain a sa propre réalité de l’affaire d’écrire

Dire merci

aussi aux danseurs de l’Opéra de Paris

pour la  belle chose par ICI

Fragments confits 15

Choses tristes à penser

Ce que vivent les migrants
Les personnes confinées avec un monstre
Le retour des pollutions
La culture économiquement sinistrée lire plus…

En attendant

Elle est assise, seule, dans la salle d’attente, un miroir en face d’elle.
Elle a tout le loisir de se regarder, réalise que cela fait longtemps qu’elle n’en a pas pris le temps. Elle découvre une vieille dame dans la glace. Elle le savait, elle ne s’était pas perdue de vue à ce point, mais cette réalité lui saute aux yeux avec une soudaine violence. lire plus…

Fragments confits 15

Choses étonnantes observées

Même en voiture, on tient nos distances, c’est devenu un instinct.
Nous sommes déjà habitués aux gens masqués, c’est devenu la norme.
Quand on dit c’était avant, maintenant cela veut dire avant le coronavirus, c’est passé dans le langage.

Fragments confits 14

Nous ne sortirons pas indemnes de là

Après un mois de confinement jeconstate déjà des dommages psychologiques :
cinquante années plus tard je relis Les quatre filles du docteur March.
Et je pleure aux mêmes endroits, comme une petite fille
(quand Beth découvre son piano, non ?).
Dans mon souvenir, Jo était la plus jeune
mais j’ai du confondre avec les Dalton.

Chaque écrivain a sa propre réalité de l’affaire d’écrire

Dire merci

aussi aux danseurs de l’Opéra de Paris

pour la  belle chose par ICI

Fragments confits 15

Choses tristes à penser

Ce que vivent les migrants
Les personnes confinées avec un monstre
Le retour des pollutions
La culture économiquement sinistrée lire plus…

En attendant

Elle est assise, seule, dans la salle d’attente, un miroir en face d’elle.
Elle a tout le loisir de se regarder, réalise que cela fait longtemps qu’elle n’en a pas pris le temps. Elle découvre une vieille dame dans la glace. Elle le savait, elle ne s’était pas perdue de vue à ce point, mais cette réalité lui saute aux yeux avec une soudaine violence. lire plus…

Fragments confits 15

Choses étonnantes observées

Même en voiture, on tient nos distances, c’est devenu un instinct.
Nous sommes déjà habitués aux gens masqués, c’est devenu la norme.
Quand on dit c’était avant, maintenant cela veut dire avant le coronavirus, c’est passé dans le langage.

Fragments confits 14

Nous ne sortirons pas indemnes de là

Après un mois de confinement jeconstate déjà des dommages psychologiques :
cinquante années plus tard je relis Les quatre filles du docteur March.
Et je pleure aux mêmes endroits, comme une petite fille
(quand Beth découvre son piano, non ?).
Dans mon souvenir, Jo était la plus jeune
mais j’ai du confondre avec les Dalton.