Chaque écrivain a sa propre réalité de l’affaire d’écrire

51

Comme si l’hiver
par grand vent
voulait déloger le printemps –
un pied sur le territoire

50

Un Italien c’est un Français exalté !

(Bingo – Fin du déjeuner dominical – 19h33)

49 Dimanche

Je ne fais rien mais je ne m’y fais pas.
C’était terrible à Paname, ces tentes sur le trottoir glacial.
Cette jeune femme dans son sac de couchage.
Ce vieil homme installé au milieu, sa bouteille, sa radio.
Ce type ramassant tous les cartons qu’il peut. lire plus…

48

Il s’agit de cueillir
tous les chants d’oiseaux
Et de les coudre à l’envers du jour

(Dominique Bergougnoux in Revue 17 secondes)

47

Le jeune homme assis à côté de moi dans le train,
choisit, commande, et paye sur son téléphone.
Puis il va chercher sa commande à la voiture bar,
revient avec son sandwich cinq minutes plus tard.

Il m’étonne encore – ce présent futuriste.

(Je me demande si on peut se faire livrer)

46

Faut pas embêter les ornithorynques !
(collectif – 3h41)
(Ils ont des aiguillons venimeux (Le savais-tu ?))

45

Evoquer Bobby Lapointe entre deux pina colada,
chercher un tuto pour faire un émoticône pomme de terre,
inventer le hashtag touche pas à mon porc –
rire ensemble est le présent du temps

44

Ni juge, ni soumise
(Jean Libon, Yves Hinant)
Impossible d’en sortir indemne

43

Lever de soleil sur les immeubles pâles,
premiers gyrophares –
les lumières de la ville.

42 Dimanche

 

Je pense souvent, à ce que disait Benoîte Groult :
Je suis née sans droits, je les ai vu arriver un par un.
C’était il n’y a pas si longtemps, elle est morte en 2016, est née juste une quarantaine d’années avant moi. Elle ne fait pas partie d’une autre histoire, elle avait à peu près l’âge de ma mère. lire plus…

41

Il te faudra sans doute
creuser de longs tunnels de solitude

lancer de frêles passerelles
se balançant au dessus des abîmes lire plus…

40

Deux acides acétylsalicyliques et au lit

39

La puissance de la neige
est de nous faire croire qu’elle tombe
personnellement

38

Les pépites sourires de tous les jours

(Frangine (en pleine forme))

37

L’amour et moi, on se comprend.

36

Je n’en manque pas pourtant,
il dit que ce ne sont pas les mêmes.
L’ophtalmo insiste :
je vous prescris des larmes,
matin et soir.

34

Nous aimons toujours pour la première fois
l’œil plein d’un premier soleil à venir

Le réel nous soulève au-dessus des herbes
là où viennent boire les bêtes
du cœur des sources lire plus…

33

 

L’amour, la nuit, tire la couverture à lui.

32

Revenir sur des lieux,
se souvenir d’un visage de soi,
d’impressions cellulaires,
mélanger, remuer,
déguster les yeux doux.

31

La lune bleue,
d’autres disent saignante,
dispute au soleil,
la grâce de l’aube.

30

Nos morts, au fond, ne le sont pas tant que ça.
Puisque nous vivons.

29

Au milieu du champ,
une femme chante du jazz dans l’enceinte Bluetooth,
nous inventons le monde,
la musique l’assemble.

28 Dimanche

On reçoit des Whatsapp des amis, des photos des unes sur les plages de Marie-Galante, des vidéos des autres dans la neige suédoise. lire plus…

27

 

la nuit parle
des mondes qui tombent
et s’entrechoquent
pourtant les verbes dorment
planètes autour desquelles gravitent les phrases
comment puis-je dire alors
que je n’ai rien à dire
de plus beau
que le silence d’un visage 

(Nicolas Waquet – Revue Recours au poème)

26

Je suis consolée de tout
à savoir qu’il y aura toujours des livres
et des joueurs de blues

25

Goupil traverse serein –
en petites foulées.
Croiser un renard
sur le Chemin des Lièvres
ne s’invente pas.

24

Ce qui me nuit le matin...
dit-il, inconscient de sa poésie.

23

Je serais cet étourneau dans le mouvement de tous,
pixel de la vague vibrante,
haut dans le ciel des vignes.

22

Nous les avons mariés à l’apéro :
Catherine Millet et Michel Houellebecq.

21 Dimanche

Quand l’orage fait vibrer la caravane, parfois je mets la musique à fond, d’autres fois j’éteins la lumière, j’ouvre les stores, et je regarde le spectacle, au chaud, à l’abri.
Impossible de ne pas penser à ceux qui n’ont pas de toit. lire plus…

20

Sous le ciel blanc,
les collines disparaissent dans la brume,
l’espace d’une matinée livrée à elle-même,
le Royaume interrompt ses programmes.

19

Nous sommes génération charnière
entre deux civilisations,
nous aurons accompagné notre mutation –
nous sommes 1.0.

18

Dans une autre vie, je voudrais m’appeler Simone.

(Tout de même : Veil, Beauvoir, … (Envoiture))

17

Quand dans un salon de thé cosy, en cette fin d’après-midi,
il passe en fond sonore Higway to Hell d’AC/DC,
se dire que non seulement les temps changent
mais certains ont déjà beaucoup changé.

16

Nous aimerions toutes tellement
que personne ne cherche à prouver
qu’il y a forcément dans nos rangs
la même proportion de bêtise, de cruauté, d’inconscience, de crapulerie, …

15

Le monde est orange comme un bleu.

14 Dimanche

A l’enterrement d’une feuille morte

On se disait qu’il se passait quelque chose.
Ce n’était pas seulement la mort d’un chanteur à succès.
On sentait qu’il se passait autre chose. lire plus…

13

Dans la folie de l’obéissance d’être en vie,
j’accuse l’infinie gourmandise jubilatoire de mon cerveau,
de m’inonder du désir impalpable de jouer avec les lettres
et raconter l’invisible qui vit en moi.

Babouillec in Algorithme éponyme

12

Une sortie dans la nuit,
pisser sous la pluie,
le plaisir de l’orage –
sauvage.

11

L’amour, arrête de dire ce que j’allais dire !

10

Face à notre difficulté à distinguer croyance et connaissance,
Saint Thomas complote pour devenir le patron du Net.

09

Bingo attire l’attention de la tablée sur la simplexitude des choses,
l’assemblée apéritive adoube le terme –
mais sans scribe l’oublierait.

08

Il arrive que tout le monde ne soit pas d’accord à la tablée,
le ton monte, on se chauffe, on se crie,
puis on passe au dessert et à un autre sujet,
on trinque à notre science de vivre ensemble.

07 Dimanche

Parfois je me sens perdue, comme nomade de moi-même.
D’autres fois je sens des racines se déployer, jeter l’ancre là où j’ai trouvé refuge.
Dans ce nouveau royaume, accueillant, bienveillant, et d’une somptueuse beauté. lire plus…

06

Dans la mire du plan anti-pollution –
les voix fluorescentes
des publicités à la radio.

05

En d’autres mots,
toute colère dissipée
affaiblit la violence du monde.

04

La poésie des uns fait la liberté des autres

03

Tous les commencements
comme des chances renouvelées,
d’une meilleure version de soi-même.

02

Nos résolutions –
intimes ou fanfaronnes,
nos vœux sincères –
ou stratégiques,
c’est déjà ça.

01

Je souhaite en 2018,
à certains de grandir,
à d’autres une vie meilleure,
à certains autres que la joie continue,
à toutes et tous, proches ou moins, et à moi-même,
la santé du corps et de l’esprit.

Chaque écrivain a sa propre réalité de l’affaire d’écrire

11/10/19

 

A la fin,
toutes les feuilles tourbillonnent.

10/10/19

 

Ciel et verdure à perte de vue
une pensée soudain pour un ami
que lui revienne la santé
lui faire livrer sur le champ
le plus possible de la belle lumière

9/10/19

 

#Aucomptoir

Oh lui, il est pas bien, il fait de l’auto-collapsologie !

8/10/19

 

Quand se pointe l’impression
que ça ne tourne pas bien rond
dans la tête ou sur la planète
ne pas perdre de vue
qu’arrive (presque) toujours
un autre jour

7/10/19

 

Faites toujours et seulement ce qui vous ressource et vous convient, à votre rythme.

J’aime bien l’esprit.

279 – Dimanche – Lcep 2/6

Précédemment Partie 1Partie 2

6

Le temps qui suit

 

 

Des papillons s’envolent sous les pas
il y a toujours du vent dans nos cheveux
même les weekends et les jours fériés

 

 

        Cela me manquera, je le sais. Vivre dans la nature. En caravane, on habite à moitié dehors, en prise directe avec le temps qu’il fait. On adapte les occupations. On s’intéresse aux nuances du moment, au froid, au chaud, au vent. Ça donne propension à la contemplation. lire plus…

5/10/19

 

Un enfant se tient immobile.
Il tient une bouteille dans ses mains.
Il y a un bateau dans la bouteille.
Il le regarde sans cligner
des yeux.
Il se demande où le petit bateau
peut naviguer s’il est retenu
prisonnier dans la bouteille.
Dans cinquante ans tu le sauras,
Captain Martin,
car la mer (vaste comme elle est)
n’est qu’une autre bouteille.


[Richard Brautigan in C’est tout ce que j’ai à déclarer]

4/10/19

 

Il arrive qu’un mot, saisi à la volée
séduise l’oreille et l’esprit dans un même mouvement
Diaprure

3/10/19

 

Pas un accroc
pas une nuance
d’un seul tenant
le bleu, le ciel
nickels

2/10/19

 

Parfois faire un pas en arrière
regarder ce que l’on dit
avec les yeux de nos jeunes années
On ne reconnaît rien

Tu peux m’envoyer la méditation en mp3 sur whatsapp ?

1/10/19

 

Le grand danger, fillette,
ce sont les certitudes.

30/9/19

 

Dans le dossier des facéties

L’ami commande un de mes livres sur Internet –
d’occasion comme neuf, quelques euros gagnés.
Le livre arrive chez lui, à Berlin.
Il vient passer ici, en Provence, un week-end en famille.
Il me montre le livre. lire plus…

28/9/19

 

Et je dis aux Femmes trois choses
– votre indépendance économique est la clé de votre libération. Ne laissez rien passer dans les gestes, le langage, les situations qui attentent à votre dignité. Ne vous résignez jamais.

[Gisèle Halimi in Journal Le Monde 22/09/2019]

27/9/19

 

L’équinoxe passé
la nuit cherche la chaleur
Les marcassins mangent les raisins

26/9/19

 

Voilà ce qui arrive
dans un monde sans fumeurs
on n’a pas de feu
pour allumer le gâteau d’anniversaire

25/9/19

 

Remercier la plus vieille dame
bien mise
croisée l’autre jour dans les rues de Gordes
Avec son sage t-shirt ACDC
et ses baskets dorées
elle m’a rappelée
l’importance de vivre sa vérité

24/9/19

 

L’odeur du sous-bois
le lendemain de la pluie
La dentelle du soleil
à travers les grands pins

23/9/19

 

Un dimanche après-midi
à jouer aux cartes
cinq jeunes hommes
à mes yeux
des gamins
pour toujours

21/9/19

 

Elsa Platte avait toujours été sensible à ce ton des conversations familières, conjugales et quotidiennes, qui n’ont rien de palpitant ou de passionnant, mais qui sont la matière du lien. Car toute chose dite à l’autre, livrée, ou offerte comme un cadeau, comme son envie de partager, ne sert qu’à le tisser. Oui, nos amours autant que nos amitiés étaient des tresses de mots, comme ces épaisses cordes lisses le long desquelles on doit grimper enfant à l’école.

[Alice Ferney in Paradis conjugal – Albin Michel]

Chaque écrivain a sa propre réalité de l’affaire d’écrire

11/10/19

 

A la fin,
toutes les feuilles tourbillonnent.

10/10/19

 

Ciel et verdure à perte de vue
une pensée soudain pour un ami
que lui revienne la santé
lui faire livrer sur le champ
le plus possible de la belle lumière

9/10/19

 

#Aucomptoir

Oh lui, il est pas bien, il fait de l’auto-collapsologie !

8/10/19

 

Quand se pointe l’impression
que ça ne tourne pas bien rond
dans la tête ou sur la planète
ne pas perdre de vue
qu’arrive (presque) toujours
un autre jour

7/10/19

 

Faites toujours et seulement ce qui vous ressource et vous convient, à votre rythme.

J’aime bien l’esprit.

279 – Dimanche – Lcep 2/6

Précédemment Partie 1Partie 2

6

Le temps qui suit

 

 

Des papillons s’envolent sous les pas
il y a toujours du vent dans nos cheveux
même les weekends et les jours fériés

 

 

        Cela me manquera, je le sais. Vivre dans la nature. En caravane, on habite à moitié dehors, en prise directe avec le temps qu’il fait. On adapte les occupations. On s’intéresse aux nuances du moment, au froid, au chaud, au vent. Ça donne propension à la contemplation. lire plus…

5/10/19

 

Un enfant se tient immobile.
Il tient une bouteille dans ses mains.
Il y a un bateau dans la bouteille.
Il le regarde sans cligner
des yeux.
Il se demande où le petit bateau
peut naviguer s’il est retenu
prisonnier dans la bouteille.
Dans cinquante ans tu le sauras,
Captain Martin,
car la mer (vaste comme elle est)
n’est qu’une autre bouteille.


[Richard Brautigan in C’est tout ce que j’ai à déclarer]

4/10/19

 

Il arrive qu’un mot, saisi à la volée
séduise l’oreille et l’esprit dans un même mouvement
Diaprure

3/10/19

 

Pas un accroc
pas une nuance
d’un seul tenant
le bleu, le ciel
nickels

2/10/19

 

Parfois faire un pas en arrière
regarder ce que l’on dit
avec les yeux de nos jeunes années
On ne reconnaît rien

Tu peux m’envoyer la méditation en mp3 sur whatsapp ?

1/10/19

 

Le grand danger, fillette,
ce sont les certitudes.

30/9/19

 

Dans le dossier des facéties

L’ami commande un de mes livres sur Internet –
d’occasion comme neuf, quelques euros gagnés.
Le livre arrive chez lui, à Berlin.
Il vient passer ici, en Provence, un week-end en famille.
Il me montre le livre. lire plus…

28/9/19

 

Et je dis aux Femmes trois choses
– votre indépendance économique est la clé de votre libération. Ne laissez rien passer dans les gestes, le langage, les situations qui attentent à votre dignité. Ne vous résignez jamais.

[Gisèle Halimi in Journal Le Monde 22/09/2019]

27/9/19

 

L’équinoxe passé
la nuit cherche la chaleur
Les marcassins mangent les raisins

26/9/19

 

Voilà ce qui arrive
dans un monde sans fumeurs
on n’a pas de feu
pour allumer le gâteau d’anniversaire

25/9/19

 

Remercier la plus vieille dame
bien mise
croisée l’autre jour dans les rues de Gordes
Avec son sage t-shirt ACDC
et ses baskets dorées
elle m’a rappelée
l’importance de vivre sa vérité

24/9/19

 

L’odeur du sous-bois
le lendemain de la pluie
La dentelle du soleil
à travers les grands pins

23/9/19

 

Un dimanche après-midi
à jouer aux cartes
cinq jeunes hommes
à mes yeux
des gamins
pour toujours

21/9/19

 

Elsa Platte avait toujours été sensible à ce ton des conversations familières, conjugales et quotidiennes, qui n’ont rien de palpitant ou de passionnant, mais qui sont la matière du lien. Car toute chose dite à l’autre, livrée, ou offerte comme un cadeau, comme son envie de partager, ne sert qu’à le tisser. Oui, nos amours autant que nos amitiés étaient des tresses de mots, comme ces épaisses cordes lisses le long desquelles on doit grimper enfant à l’école.

[Alice Ferney in Paradis conjugal – Albin Michel]