Chaque écrivain a sa propre réalité de l’affaire d’écrire

10/6/19

Dans l’océan
des fleurs blanches
Les corps des hommes
de foi et de loi

160 Dimanche – Lcep 2-3

Précédemment Partie 1 – Partie 2

3

 

L’air du temps

 

Il en faut aussi
des gens contents
pour faire ce monde

 

En trois années, beaucoup de choses se passent, quelques unes vous marquent sans que vous vous y attendiez. L’élection présidentielle par exemple.
Elle a été pour moi une sorte d’initiation accélérée. Les engagements exacerbés ont comme déciller mes yeux sur la nature partisane, et sur la politique. Au sens premier du terme. Je n’étais pas non plus totalement ignare ni idiote en la matière mais je me suis rendue compte de tous mes préjugés, de l’état sclérosé de mes opinions qui n’avaient pas été interrogées depuis bien longtemps. (suite…)

7/6/19

Quand tu es vieux et que tu aimes
vieux à tes yeux fillette
mais tout de même
tu aimes mieux

6/6/19

Rien ne brille et tout brille
en même temps
L’agasse s’y égare

5/6/19

Il faut manger si on veut boire

[Coco – apéritif d’anniversaire – 14h05]

4/6/19

Effluves jaunes des coronilles
sur le sentier
mêlées à celles des bois

3/6/19

Premier bain de l’année
tablée du soir sous les platanes
la saison est ouverte

Dernière parution en date

       Un livre commencé il y a cinq ans, un roman-documentaire sur des jeunes gens dans la précarité. C’est leur éducateur de rue qui en a eu l’idée, il a cherché des financements mais au final ça n’a pas fonctionné. Seulement on avait déjà commencé. Il m’avait accompagnée interviewer trois jeunes femmes qui m’ont retourné le cœur. Je ne pouvais pas ne pas écrire ce livre.

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Pour le commander directement c’est

153 Dimanche

Le feuilleton du dimanche s’écrit pas à pas
C’est un atelier ouvert au public
où l’on remercie pour sa visite
l’habitué comme le chaland

Vie douce pour tous

1/6/19

Note combien tu aimes ramasser la lumière
à l’autre bout de la terre
dans la coupelle pleine de tes yeux note
que tu sais bousculer le soleil et la mer sur tous les compas lire plus…

31/5/19

Le vert en multitude
de l’argent à presque l’or
chlorophylle power

30/5/19

Trois sorcières ont résumé la règle du jeu :
s’adapter aux circonstances, préserver son essence.

29/5/19

C’est une année à coquelicots
des fleurs la reine, la sauvage
la plus fière, la plus fragile
celle qui meurt la première
au voisinage de l’humain
s’il est malfaisant

C’est rassurant
une année à coquelicots

28/5/19

Epicure, toujours assure :
La mort n’est rien pour nous, puisque, tant que nous existons nous mêmes, la mort n’est pas, et quand la mort existe, nous ne sommes plus.

27/5/19

Est-ce que militer pour la douceur est un oxymore ?

146 Dimanche – Lcep – Partie 2 – 2

Précédemment Partie 1Partie 2

2
Le temps de l’amour et de l’aventure

 

A la fois l’espace entre nous
la liberté, le centre
La joyeuse pensée de toi
Et le non espace
la même fréquence
Le souffle commun

 

             C’est une fake news, au bout de trois ans l’amour n’est pas fini. Il commence.
Il prend ses aises dans votre vie.
Le tourbillon s’apaise, la première surprise est plus ou moins passée. Je subodore qu’elle ne passera jamais tout à fait mais les sentiments se sont amarrés. Après l’onde de choc, on commence à intégrer l’existence de l’autre et son implication dans sa propre existence. Il faut bien à un moment ou un autre toucher terre, c’est là que ça se passe, là que c’est intéressant. C’est là qu’est l’aventure. Le temps de la rencontre est l’amour dans toute sa splendeur, la suite est l’amour dans toute sa vérité. lire plus…

25/5/19

Malgré toutes les ressemblances, toute situation de vie a, comme un nouveau-né, un visage unique, qui n’a jamais existé auparavant et que l’on ne retrouvera jamais plus. Elle appelle une réaction qui ne peut être préméditée. Elle ne demande rien qui appartienne au passé. Elle appelle une présence, une responsabilité. Elle appelle l’être tout entier.

[Martin Buber]

24/5/19

Et soudain un morceau de Noir Désir
Du temps de notre innocence

23/5/19

Parfois on se décourage
parfois on se rencourage

22/5/19

La voiture passe dans le village,
la zik à donf,
d’usage c’est rap ou basses,
Mireille Mathieu surprend.

21/5/19

L’air
épanoui
des premiers soleils

20/5/19

Un lièvre gris
sur la route d’Apt
n’a peur de rien

18/5/19

Tout conjugue le verbe aimer. Voici les roses.
Je ne suis pas en train de parler d’autres choses.
lire plus…

17/5/19

C’est le Royaume des iris
il en met plein les yeux

16/5/18

Puissante et douce
potentielle
lumineuse
je crois qu’un jour
elle sera belle –
la fille d’Agénor

15/5/19

Premières journées
portes ouvertes
portées par le printemps

14/5/19

Et soudain, le Nevermind de Leonard Cohen

13/5/19

Les herbes affolées de vent
au bord des chemins
les animaux terrés
la vigilance orange

132 Dimanche – Lcep – Partie 2 – 1

Précédemment

1
Le temps de la caravane

Pour voir ce renard
presque à portée de main
traverser le chemin
vif flamboyant
sauvage
Encore

 

                  A moins de forts vents contraires, c’est le troisième mais dernier hiver que je passe en caravane. Le dernier de ma vie entière si tout va bien. Je l’espère en tout cas. Non pas que les conditions soient insupportables, je ne me plains pas, s’il le fallait je pourrais vivre le reste de mes jours en caravane, mais s’il y a moyen de faire autrement – je préfère. Je pense chaque jour à une maison douce, claire, où la douche est simplement à l’autre bout du couloir, idem pour les toilettes – nuit et jour. L’eau chaude au lavabo. Une cuisine moderne. Disons que j’ai une partie de ce confort quand je suis chez Weber mais je rêve de pouvoir accueillir enfants, familles, amis, et lui-même, chez moi. L’envie d’un toit sur ma tête plus haut que mon bras à moitié levé, d’un vrai bureau avec un fauteuil à roulettes. L’envie de me croire à l’abri. lire plus…

11/5/19

Il faut être toujours ivre, tout est là ; c’est l’unique question. Pour ne pas sentir l’horrible fardeau du temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve. lire plus…

10/5/19

L’amour, fillette
c’est juste et c’est tout
un sourire en dedans

9/5/19

De chaque jour
dépend le suivant
se joue le destin

8/5/19

Le chat se rapetisse
glisse sous la rafale
le vent tombé
il s’étire au soleil
reflet de nuage

7/5/19

De ce dont il a eu vent
l’arbre est tombé
de haut

6/5/19

La tempête étire le nuage
filament file sous le vent
se dissout dans le souffle
des enfants et des sages

4/5/19

Il fera longtemps clair ce soir, les jours allongent,
La rumeur du jour vif se disperse et s’enfuit,
Et les arbres, surpris de ne pas voir la nuit,
Demeurent éveillés dans le soir blanc, et songent… lire plus…

3/5/19

L’amour, fillette, on s’y blottit.

2/5/19

On ne peut pas toujours imaginer
ce que transporte le vent

1/5/19

Chhut…

Comme un jeu d’enfant
une petite fille aux yeux d’amande
pose le pays du matin calme
au centre du monde

30/4/19

Au comptoir

T’es écrivain ? Tu racontes des histoires alors.
– Non, moi j’interprète le réel.

29/4/19

Cette odeur de cendrier froid –
par ailleurs détestable,
m’émeut pourtant –
parfum de jeunesse.

118 Dimanche – Lcep 16

Précédemment

 

Le pas sûr

Le vent dans les voiles
les traces des nuages
les danses des feuillages
notre besoin de ciel

 

Pour commencer, rien n’est jamais garanti, c’est une loi de la vie. Et en ce qui concerne notre projet, de façon tout aussi pragmatique, rien n’est assuré tant que nous n’avons pas signé chez le notaire pour les terrains, tant que nous n’avons pas acheté les champs de pierre, tant que cela n’est pas acté et tamponné. lire plus…

27/4/19

Il s’agit
d’ouvrir une brèche
et de t’y glisser
si petite soit-elle

Si ton regard s’échappe
tu dessineras dans l’air
une autre brèche
par où tu iras
si petite soit-elle.

[Marilyse Leroux in Le sein de la terre – Editions La Lucarne des Ecrivains]

26/4/19

#Au comptoir

– … Les femmes elles mêmes peinent à sortir de leur conditionnement de soumission,
des millénaires en héritage, c’est atavique…
– Atavique ta mère !

25/4/19

Parfois une vision du monde
et tous ces cœurs qui battent

24/4/19

L’amour se fête en douce

23/4/19

un bain de pollen
une neige
un duvet tombant d’un nuage éventré
le peuplier
en période
de repeuplement

Chaque écrivain a sa propre réalité de l’affaire d’écrire

Fragments confits 12

J’ai eu 20 ans en 1979, c’est-à-dire dans une sorte de fenêtre de tir
entre la défunte morale castratrice et l’hécatombe du sida. lire plus…

Fragments confits 11

C’est l’instant qui compte

Le ciel d’un bleu sans tache, le soleil, le printemps, ses floraisons
elle roule dans la campagne
vers l’horizon
la voiture confortable et silencieuse
la radio à fond, un morceau des Doors
Riders on the Storm
elle a l’amour dans le cœur
la puissance et le vivant lire plus…

Cram

Fragments confits 10

On aurait mangé dehors, sous les platanes.
Les enfants ou les amis seraient arrivés les uns après les autres, on les aurait pris dans nos bras.
On aurait fêté la première tablée du printemps.
On aurait eu des gestes tendres, se touchant sans sans rendre compte.
Personne n’aurait pris la peine d’imaginer qu’il put en être autrement.

Chaque écrivain a sa propre réalité de l’affaire d’écrire

Fragments confits 12

J’ai eu 20 ans en 1979, c’est-à-dire dans une sorte de fenêtre de tir
entre la défunte morale castratrice et l’hécatombe du sida. lire plus…

Fragments confits 11

C’est l’instant qui compte

Le ciel d’un bleu sans tache, le soleil, le printemps, ses floraisons
elle roule dans la campagne
vers l’horizon
la voiture confortable et silencieuse
la radio à fond, un morceau des Doors
Riders on the Storm
elle a l’amour dans le cœur
la puissance et le vivant lire plus…

Cram

Fragments confits 10

On aurait mangé dehors, sous les platanes.
Les enfants ou les amis seraient arrivés les uns après les autres, on les aurait pris dans nos bras.
On aurait fêté la première tablée du printemps.
On aurait eu des gestes tendres, se touchant sans sans rendre compte.
Personne n’aurait pris la peine d’imaginer qu’il put en être autrement.